Lonesome

Début d’une nouvelle série aux éditions du Lombard avec un western intitulé « Lonesome » et signé Yves Swolfs.

Le western à le vent en poupe pour l’instant et s’il est signé par Yves Swols, que demander de plus.

Tout commence par une couverture magnifique, qui ne manquera pas de vous rappeler la série Durango du même auteur. C’est aussi à lui que nous devons la série « Le prince de la nuit ».

Durango, autre western, c’était 12 albums en 13 ans, mais swolf a passé le relais à Thierry Girod et peut ainsi se consacrer à d’autres choses. Et l’année passée, le tome 16 sortait sous la plume de Iko.

Swolfs se replonge donc dans le western avec Lonesome qui nous emmène juste avant la Guerre de sécession. Et un scénario qui comporte pas mal d’éléments spécifiques à cette période .

Le premier tome qui pose les bases d’un récit qui emmènera le personnage principal sur des chemins inattendus. Personnage qui est un héros solitaire et implacable.

Nous sommes au Kansas, en janvier 1861, à quelques mois du début de la Guerre de Sécession, le prêcheur Markham et sa horde de fanatiques font régner la terreur tout au long de la frontière avec l'état voisin du Missouri... en laissant derrière lui des cadavres de femmes adultères, enveloppées dans le drapeau confédéré

Un cavalier sans nom les suit à la trace. Des plaines enneigées du Middle West jusqu'aux ruelles sombres de New York, la quête de vengeance et d'identité entraînera le cavalier dans un affrontement dantesque, aux confins du surnaturel.

Voilà pour le pitch de l’histoire.

Yves Swolfs renoue avec le dessin d’un western qu’il aime tant. Petit hommage au western spaghetti aussi dans une première planche en travelling. Et On retrouve le trait de Swolfs, sa technique de cadrage, ses perspectives, et ses plans larges.

des pages magnifiques, à l’atmosphère âpre, bref du grand et du très bon swolf comme on l’aime.

Quelques surprises aussi qui donnent un petit aspect fantastique à la série. Cela reste discret pour ne pas trop déstabiliser les amateurs de western purement réaliste. Cela permet d’accélérer un peu l’intrigue pour que ce premier volet soit mené tambour battant, dans un rythme effréné de 54 planches. L’intérêt étant ici dans les prémices de la conspiration pilotée par un étrange meneur.

Voilà donc un début de série plus que prometteur et croyez-moi, une fois arrivé au bout de cet album, vous en redemanderez. Mais il va falloir être un peu patient.

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