Face au mur

March 31, 2017

Aujourd'hui, nous allons faire un petit détour par la case prison.


En effet, cette semaine sort un récit prenant chez Casterman. Au dessin nous retrouvons Laurent Astier qui après "Comment faire fortune en juin '40" nous livre ici un récit poignant inspiré de la réalité.

 

60 piges - 25 de cabane - 15 de cavale.

Condamné pour des faits de grand banditisme, Jean-Claude Pautot a raconté la prison, les braquages, les planques et les cavales à Laurent Astier. Dans la tradition des grands auteurs américains, ils ont forgé une fiction inspirée directement du réel. 
Une bande dessinée forte comme une vie !

"Mon métier est inscrit dans mon casier : braqueur multirécidiviste. C'est la seule chose que je sais faire. Depuis le début, je savais que ça allait mal se terminer. Mais je ne savais ni où, ni quand. Et encore moins comment. Et même si quelqu'un me l'avait dit, ça n'aurait rien changé."

 

Un polar fort en testostérone pour les amateurs du genre. Un projet qui a pris forme il y a 5 ans lorsque Laurent Astier se voit proposer un cours de dessin à donner en prison. de là, arrive une rencontre avec Jean-Claude Pautot qui lui raconte des bribes de sa vie de gangster. Tout de suite, des images naissent dans un coin de la tête du dessinateur. à ce moment, il avait du temps et s'est mis à fabriquer une petite animation pour illustrer cette séquence, pour mettre en image ce qu'il avait ressenti alors. Et de fil en aiguille, cela a pris de l'ampleur. sans relâche, il l’a interviewé, afin d’établir un récit directement inspiré du réel, plus fort que toutes les fictions de genre.

 

Jean-Claude Pautot, lui, n’est pas un scénariste comme les autres. Après une enfance... turbulente, il commence très tôt les braquages et est incarcéré pour la première fois à 20 ans avant de s’échapper. Il passe plusieurs fois par les cases « cabane » et « cavale » avant de se réformer définitivement. Ancien malfrat authentique, Jean-Claude Pautot est aujourd’hui en liberté conditionnelle. Il peint et multiplie les expositions.

Le résultat de cette rencontre nous arrive aujourd'hui.

 

Comme une sorte de chronique, de reportage sur ses journées passées à l'intérieur de la prison, le tout sous forme d'un polar prenant raconté par son principal protagoniste.

8 chapitres, 8 moments d’une vie comme une trajectoire… car quand on part tête baissée comme une balle, il est difficile de stopper net, et encore plus de revenir en arrière.

Tout cela avec le trait excellent de Laurent Astier, 8 chapitres, 8 ambiances couleurs mettant le dessin parfaitement en rapport avec le récit. Sombre, violent, poignant et prenant.


Une vraie réussite à mon sens.

à découvrir absolument.

 

 

 

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