L'érection

June 10, 2016

Aujourd’hui je vais vous parler de l’érection !
Oui, oui, vous avez bien entendu et c’est bien ce à quoi vous pensez… enfin… rassurez-vous, je ne vais pas jouer au docteur et vous faire un cours détaillé sur le sujet.

Il s’agit ici d’une bande dessinée dont Jim est le scénariste et Lounis Chabane le dessinateur. Duo qui s’est déjà illustré avec Héléna paru aussi chez Grand Angle en 2 tomes.

Alors Jim aime bien traiter des histoires couples surtout lorsque ces histoires ne sont pas communes. Nuit à Rome fut le premier récit sur le sujet, Héléna le second et il revient ici avec l’érection où il explore le couple à travers l’érosion du désir et le besoin parfois de se rassurer.

Alors, le pitch est le suivant : Quelques jours avant Noël, Léa et Florent, la quarantaine, reçoivent un couple d’amis, qui annoncent durant le dîner être en procédure de divorce. Quand sous la table, Léa pose la main sur la jambe de Florent et découvre que, face à cette amie soudainement célibataire, il a une érection, la nuit va progressivement basculer dans une suite de situations pour le moins inattendues, où toutes les vérités éclateront…

 

C’est donc une histoire de couple mais aussi d’une femme qui fête son anniversaire et n’apprécie pas particulièrement d’avancer en âge. C’est l’histoire d’une belle et grande engueulade qui permet de mettre un grand coup de pied dans la routine.

 

Un nouveau diptyque donc qui nous plonge, dans une exploration soignée de la société actuelle.

Un étonnant récit, au titre aguicheur et gentiment trompeur.

Comme il est de mise chez lui, le scénariste tisse autour de Florent et Léa une existence presque toute entière racontée dans leurs dialogues. Le poids de la vie en couple, les enjeux de la séduction qu'on voudrait voir durer, les relations amicales et leurs habitudes confortables... Ce premier tome est un long échange passionnant et riche.


Très belle mise en scène par Lounis Chabane, pour une pièce qui se déroule presque exclusivement dans l’appartement du couple.
Mais aussi tout de même de très belles vues du soir parisien, l'occasion de retrouver les couleurs très reconnaissables et les bleus très romantiques de Delphine la coloriste.

Jim a pris soin de nous réserver plusieurs surprises dans le déroulement de cet album, dont le ton général évite la facilité tout en restant d'une grande légèreté apparente. Pas d'émotion artificielle, mais la montée en puissance bien orchestrée vers une dernière image très accrocheuse qui suspend le lecteur à sa propre curiosité. Le second tome de conclusion sera donc très attendu.

 

 

 

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