Le Club des Prédateurs

February 19, 2016

Le club de prédateurs (édité chez Casterman)

 

Alors pour le premier tome de cette série, nous retrouvons Steven Dupré au dessin (qui a aussi réalisé « L’incroyable histoire de Benoît Olivier », il a participé aussi à « Pandora Box » mais aussi la version BD de Kaamelott avec Alexandre Astier) et au scénario nous retrouvons  Valérie Mangin qui scénarise aussi la série Alix Senator, Le livre de Skell, Le fléau des dieux ou encore Expérience mort avec Denis Bajram.

 

Le Bogeyman est le titre de ce premier tome, un  thriller qui se déroule dans l’Angleterre Victorienne,  à Londres plus précisément en 1865. Dans un univers à la fois tiré de Charles Dickens mais aussi de Charles Perrault, pour ses quelque fois terribles contes pour enfants.

 

Alors pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le Bogeyman, hé bien c’est en fait ce que nous appelons plus communément le Croque-mitaine qui est ce personnage imaginaire un peu inquiétant, voire maléfique, que l’on servait dans le temps aux enfants pour leur faire peur et les rendre plus sages.

 

Tandis que dans leurs clubs les gentlemen, patrons d’entreprises, font bonne chère, dans leurs usines les enfants des pauvres se tuent au travail, victimes de l’industrialisation galopante
Tout autour, le brouillard dissimule mal les monstres et les criminels. Jack, un petit ramoneur insoumis, voudrait combattre tous ces prédateurs, et en particulier l'effrayant Bogeyman, le meurtrier de son père. Liz, elle, est l’unique héritière d’une de ces grosses fortunes. Son père est un homme très occupé dont les horaires sont dévorés par ses entreprises, ses obligations et bien sur son Club de Gentlemen.

 

Deux enfants que tout sépare mais que le hasard et le destin vont rapprocher. Tous deux guidés par leurs peurs et leurs certitudes décident donc d’aller voir ce fameux monstre dont la tanière se situerait dans les bas-fonds. Ainsi, des rues mal famées jusqu'au Club le plus select, leur innocence va laisser place à la pure terreur.

 

À mon avis un excellent récit pour ce début d’année 2016. J’ai beaucoup aimé le rendu des ambiances victoriennes. Le récit, lui, ne nous laisse aucun répit, aucun temps mort et le dessin au style semi-réaliste est bien maîtrisé. Mais aussi bien documenté à mon sens. Le travail est soigné pour les décors ainsi que pour les costumes. J’ai beaucoup aimé les fonds pleine page avec un découpage de cases superposées.

 

J’attends maintenant avec impatience la suite de cet excellent récit dans le second volume qui terminera cette fresque à la Dickens.

 

 

 

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